lundi 4 février 2013

Des millions de chats et de chiens torturés en Asie

Les chats et les chiens sont massacrés

Tous les ans, dans plusieurs pays d'Asie, des chats et des chiens sont massacrés par millions de façon archaïque et barbare. Des milliers d'abattoirs "artisanaux" de chiens et de chats fourmillent en Asie : Corée du Sud, Philippines, Chine, Thaïlande, Vietnam, etc. Rien que dans le nord-est de la Thaïlande, on ne tue pas moins de 30 000 chiens par mois. Aux Philippines un petit abattoir artisanal peut tuer plus de cent chats par jour. En détention, les animaux sont entassés dans de minuscules cages insalubres où il leur est pratiquement impossible de bouger.
Ces animaux sont atrocement torturés : battus, matraqués, ébouillantés vivants, écorchés vivants, étouffés, pendus, électrocutés, brûlés vifs, égorgés, noyés à l'aide de tuyaux d'arrosage, rien ne leur est épargné! Les souffrances infligées aux chiens et aux chats doivent obligatoirement être longues, car selon les croyances de ceux qui consomment leur viande, tous les animaux terrorisés, martyrisés et battus violemment avant leur mort, produisent une montée d'adrénaline qui rend leur viande plus juteuse, plus tendre et aphrodisiaque !
En Corée du Sud par exemple, dans le domaine alimentaire, les chats sont vendus vivants, pattes liées, sur les marchés locaux et aux différents restaurateurs. Pour enlever leur fourrure rapidement, ils sont jetés vivants dans des casseroles d'eau bouillante, d'autres sont plaçés à plusieurs dans des sacs de jute et frappés violemment contre terre avant d'être écorchés encore vivants et bouillis. Certains vont même les brûler vifs, avec une torche au gaz pour faire disparaître leur fourrure. Gingembre, dates et marrons sont ajoutés à la viande de chats pour en faire la populaire purée: Goyangi-soju.
On retrouve ces sachets de "chats liquides" dans presque tous les magasins d'alimentation de la Corée du Sud et on vante ses vertus anti-rhumatismale. Toujours en Corée du Sud, on sert dans plusieurs restaurants, des côtes de chiens aux graines de sésame ou des tranches de pénis de chiens, renommés pour leurs vertus aphrodisiaques.
Les chiens, durant leur détention misérable, ont eu les tympans perforés par certains éleveurs afin qu'ils n'aboient pas!! Ils sont pendus par lente strangulation, battus à coup de masse, écorchés vivants, brûlés vifs sur des braises ardentes, jetés au feu vivants! Ils doivent endurer leur torture plus d'une heure avant de mourir car plus l'animal aura souffert avant sa mort croit-on, meilleure sera sa viande et ses propriétés aphrodisiaques plus efficaces.

Un gigantesque importateur de produits asiatiques de toutes sortes

L'Amérique du Nord ferme les yeux !

Contrairement à plusieurs pays de l'ouest européen qui ont mis un terme à l'importation de peaux et fourrures de chats et de chiens, l'Amérique du Nord, (à part certains États américains) continue de fermer les yeux ! À cause de son indifférence et des profits monstrueux qu'elle fait avec l'Asie, elle nous impose par cette importation asiatique, ces produits de la honte et de la torture qui se retrouvent sur les présentoirs de presque tous nos magasins, que ce soit dans nos grandes chaînes de magasins, boutiques pour touristes, ou " magasins à rabais." De plus, plusieurs commerces asiatiques d'alimentation établis en Amérique du Nord, procurent à leurs clients asiatiques des produits alimentaires ou pharmaceutiques préparés à base de chats ou de chiens.
Le continent de l'Amérique du Nord est un gigantesque importateur de produits asiatiques de toutes sortes. Presque tout ce que nous achetons en Amérique du Nord est fabriqué en Asie. L'Amérique du Nord encourage des pays qui ne respectent ni les droits ni la dignité de l'homme mais qui en plus sont dépourvus de la moindre sensibilité envers les animaux.

Des intermédiaires peuvent renommer la fourrure d'un manteau ou autres produits à volonté, selon les souhaits des fourreurs ou grossistes.

Étiquettes trompeuses

Des intermédiaires qui s'occupent de l'exportation pour l'Occident et l'Amérique du Nord peuvent apposer n'importe quel nom d'espèces sur les papiers d'exportation sans que les douanes s'en préoccupent, et renommer la fourrure d'un manteau ou autres produits à volonté, selon les souhaits des fourreurs ou grossistes.
Ainsi figurent en général l'appellation : Cuir ou Fourrure Véritable ou "Genuine Fur" ou "Genuine Leather" ( donc fourrures ou cuirs imprécisés) sur les étiquettes de la plupart des vêtements et articles en cuir fabriqués en Asie tels que: manteaux, chapeaux, sacs à mains, porte-monnaie, gants, gants de jardinage, pantoufles, chaussures, cols , sacs à mains, porte-monnaie mais aussi sur les étiquettes des jouets, éléments de décoration, figurines, tambours, petits articles de cuir (y compris de sport), et de jardin, peausserie de voiture, articles orthopédiques ou accessoires de toutes sortes en cuir ou en fourrure que l'on peut retrouver dans nos magasins de l'Amérique du Nord, figurent en général l'appellation : Cuir ou Fourrure Véritable ou "Genuine Fur" ou "Genuine Leather" ( donc fourrures ou cuirs imprécisés). Mais il existe aussi une foule d'autres appellations trompeuses telles que :

Pour les fourrures de chiens :

Étiquettes trompeuses Des intermédiaires qui s'occupent de l'exportation pour l'Occident et l'Amérique du Nord peuvent apposer n'importe quel nom d'espèces sur les papiers d'exportation sans que les douanes s'en préoccupent, et renommer la fourrure d'un manteau ou autres produits à volonté, selon les souhaits des fourreurs ou grossistes. Ainsi figurent en général l'appellation : Cuir ou Fourrure Véritable ou "Genuine Fur" ou "Genuine Leather" ( donc fourrures ou cuirs imprécisés) sur les étiquettes de la plupart des vêtements et articles en cuir fabriqués en Asie tels que: manteaux, chapeaux, sacs à mains, porte-monnaie, gants, gants de jardinage, pantoufles, chaussures, cols , sacs à mains, porte-monnaie mais aussi sur les étiquettes des jouets, éléments de décoration, figurines, tambours, petits articles de cuir (y compris de sport), et de jardin, peausserie de voiture, articles orthopédiques ou accessoires de toutes sortes en cuir ou en fourrure que l'on peut retrouver dans nos magasins de l'Amérique du Nord, figurent en général l'appellation : Cuir ou Fourrure Véritable ou "Genuine Fur" ou "Genuine Leather" ( donc fourrures ou cuirs imprécisés). Mais il existe aussi une foule d'autres appellations trompeuses telles que : Pour les fourrures de chiens : Raton d'Asie, "Asiatic Raccoon" Renard d'Asie, "Blue Fox", "Fox" , Asian Wolf (Loup d'Asie), Gou-Pee, Gubi, Kou-Pi, China Wolf (Loup de Chine), Mongolia Dog (Chien de Mongolie) Gae-Wolf, Korea Dog (Chien de Corée), Corsac Fox (Renard Corsac), Asian Jackal (Chacal d'Asie), Pommern Wolf (Loup de Poméranie), Asiatic Raccoon Dog (Raton-Laveur d'Asie), Sobaki, Dogue de Chine, et généralement tous les mots composés avec "wolf" ou "dog" .

Pour les peaux, cuirs de chiens :

Special skin (peau spéciale), lamb skin (peau d'Agneau), Mountain Goat skin (peau de chèvre de montagne), Sakhon Nakhon lamb skin (peau d'agneau de Sakhon Nakhon)

Pour les Fourrures et Peaux de Chats :

Fourrure Spéciale (Special Fur), Chacal, Chats Sauvages, Katzenfelle, Goyangi, Chat de Montagnes, Peau d'Agneau, Mouton, (Rabbit) Lapin, Chèvre de Montagne etc. etc. et généralement tous les mots composés avec " cat " Tous les félins tachetés, (espèces sauvages) sont interdits de commercialisation car en voie de disparition. Seuls les chats familiers sont sur le marché de la fourrure.
Consommateurs, sachez de plus que lorsque vous achetez des os ou des bâtonnets à mâcher en cuir brut ou véritable pour votre chien, fabriqués en Asie, votre chien mâchouille probablement la peau de l'un de ses "frères martyrs". Votre chat s'amuse peut-être avec un jouet fabriqué en fourrure de chats qui ont été abominablement torturés ! En achetant ces articles vous encouragez sans le savoir ces massacres massifs et horribles !




L'histoire heureuse et tragique d'un Galgo en Espagne

Nous sommes arrivés en Espagne il y a plus de 7 ans pour construire une maison et un atelier d’art dans les montagnes de Costa Blanca. Notre très vieux lévrier Bill nous a accompagnés et a vécu dans une hutte pendant la construction de la maison. On a alors décidé d’adopter un galgo espagnol. Mia, timide mais belle, a rejoint notre famille pendant cette première année.
Notre vieux Bill a survécu jusqu’à son 16ème anniversaire et a donc pu trouver sa place à l’intérieur de la nouvelle maison. Après sa mort, nous avons adopté Pasha, un autre galgo dont l'histoire est très intéressante. A l’âge de 5 ans, elle a été trouvée abandonnée et affamée, subissant le même sort que tant d’autres galgos. Elle a récupéré grâce aux soins de Mandy et d'Alan de la pension/refuge Maserof. Pasha a eu la chance de trouver finalement un maître, mais il n’avait pas beaucoup d’expérience avec les chiens. Il a fait l’erreur de l’attacher à sa caravane pendant qu’il allait à la pêche. Pendant qu’elle luttait contre la chaîne qui la retenait, elle s'est cassé la patte à plusieurs endroits. Son maître a beaucoup regretté l’incident et à son crédit, il l’a amenée chez le vétérinaire et a dépensé pas mal d’argent pour soigner la patte. Mais finalement cela lui a créé trop d’ennuis et il a finit par ramener la chienne au refuge. Mandy a fait de son mieux pour aider la pauvre à récupérer, mais Pasha s'est retrouvée avec une patte handicapée et sans maître.
C’était à cette époque que mon vieux Bill est mort et Mandy m’a appelé. On a décidé de tenter notre chance avec elle. Elle avait environ 7 ans à cette époque-là et les 3 premiers jours qui suivirent son arrivée, ses relations avec Mia furent difficiles, elles se sont battues plusieurs fois, jusqu’à ce qu’elles aient établi leur hiérarchie. L’amour de Pasha pour la nourriture faisait qu'elle était toujours la première à l’heure du repas, tandis Mia était la chef pour tout ce qui concernait une place pour dormir. 
J’ai été propriétaire de plusieurs lévriers, mais Pasha s’est rapidement avérée avoir un caractère encore plus spécial que tous les autres. Elle était très intelligente, ou plutôt maline. Sa vie clandestine lui avait donné certains traits: elle était voleuse comme tous les bons chiens de course et semblait toujours faire comme si elle n’était pas certaine qu'un prochain repas arriverait. On l'a vue à plusieurs reprises se glisser par la fenêtre avec du pain ou un muffin dans la bouche pour retrouver sa petite ''casita''. Nos invités nous disaient que leurs chaussures, gilets, i phones et une fois même un soutien-gorge avaient disparu pendant la nuit.
Elle avait eu très peu de choses pendant sa vie donc elle collectionnait les objets comme une pie! Et impossible de nier qu’elle avait du goût en ce qui concernait la décoration intérieure, lorsque l'on découvrait le lendemain ce qu'elle avait amassé dans sa cabane! Elle passait ses journées près de moi, jamais plus éloignée de 3 mètres et c’était incroyable comme elle était affectueuse avec les petits-enfants, très heureuse dans sa nouvelle famille adoptive. Effectivement, elle a eu beaucoup de chance durant les 5 prochaines années qui suivirent car sa vie était belle. 
Mais le 28 septembre 2011 tout a changé d’un seul coup. Elle avait passé 10 jours merveilleux à jouer avec les petits-enfants, leur disant  souvent  '‘bonjour’' avec son aboiement bizarre.  Nous avons conduit la famille à l’aéroport d’Alicante l’après-midi et quand nous sommes rentrés, elle était partie. A cette époque nous laissions souvent les chiens courir en liberté à l’extérieur de la maison pendant nos absences. La maison se trouve à la montagne, très isolée. Pasha avait au moins 13 ans et Mia 10 ans donc elles étaient heureuses de jouer au ''vrai galgo''. Elles s'allongeaient près de la maison et se promenaient de temps en temps jusqu'au bout du chemin qui mène à notre maison. On a cherché Pasha partout et réfléchi à toutes les explications possibles. Je suis allé voir les voisins et j’ai mis des affiches partout. J’ai fait plusieurs recherches avec Mia, afin qu'elle puisse renifler l'odeur de Pasha et je n'ai pas arrêté de la chercher aux alentours en voiture. 48 heures plus tard, je suis retourné à un des endroits que j'avais déjà regardé. Mia a senti quelque chose et elle est partie en courant. Il pleuvait légèrement et il faisait lourd; on avait l’impression que les orages arrivaient. Je savais que j’allais la trouver, donc j’ai couru vite pour ne pas perdre Mia. On a lutté contre la végétation jusqu’à la falaise, et à ce moment-là j'ai senti l'odeur.
L’image que j’ai vue reste figée dans ma mémoire et y restera pour les années à venir. Elle était attrapée, la tête en bas dans un piège à câble; un lasso simple fabriqué avec un câble de 4 mm, attaché à un rondin. Elle avait dû descendre la pente, puis elle est tombée dans le piège. Son corps était pris dans le lasso et elle était suspendue par la partie la plus étroite de son ventre. Le lasso l’avait suspendue la tête en bas et elle est restée comme ça très longtemps avant de mourir lentement. Pendant qu’elle essayait de se libérer, le câble avait coupé profondément sa chair et son corps était trempé de sang. Elle a certainement été couverte de mouches au bout de quelques minutes. Ma pauvre vielle chienne est morte dans une terrible agonie.
J’écris ceci seulement 4 heures après l’avoir trouvée, mes yeux tellement trempés de larmes que j’arrive à peine à voir. La perdre de cette manière m’a frappé profondément et je suis en colère. Cette colère me pousse à vouloir faire quelque chose de positif en hommage à Pasha et aider d’autres galgos en Espagne.
C’était dur, mais j'y suis retourné pour prendre des photos, pour témoigner de ce qu’elle a souffert par rapport aux autres photos qu’on a d’elle et qui montrent sa vie joyeuse. Je veux choquer les gens pour provoquer des changements. Je veux que cette histoire soit aussi réelle et extrême que possible, parce qu’il existe beaucoup d’histoires à propos des chiens martyrisés et de la cruauté horrible envers d’autres galgos, mais Pasha avait un nom, elle était vraie et elle avait sa propre histoire qui peut être racontée en détail.
La première partie de sa vie était sans doute remplie de cruautés et de négligences et le résultat est qu’elle a faillit mourir de faim à cause du manque de compassion horrible dont font preuve beaucoup de chasseurs espagnols envers leurs chiens. Sa vie s’est terminée également dans mains des chasseurs qui posent des pièges illégaux pour attraper des sangliers. C’est une façon particulièrement cruelle de mourir.
Et si cela n’avait pas été un piège qui l’a tuée, cela aurait pu être les os que les chasseurs trempent dans du poison pour tuer des renards, uniquement parce que les renards mangent des perdrix, et que les chasseurs veulent garder ces oiseaux pour eux. Elle aurait également pu être abattue par un chasseur qui n'a rien trouvé d'autre à tuer ce jour-là. J’ai vu un soi-disant chasseur avec 6 grives musiciennes attachées à un fil autour de sa ceinture à seulement 100 m de ma maison, ravi de ce qu’il avait abattu. Je n’exagère pas; je peux citer plusieurs exemples identiques observés près de chez moi, sans penser aux autres cas de chasse illégale qui ont lieu tous les jours partout en Espagne.
Je ne suis pas entièrement contre la chasse, surtout pas en Espagne, et demander que cesse toutes les formes de chasse n'est pas possible, mais ce que je veux, c’est un changement d’habitudes et de mentalité de la part de certains chasseurs espagnols, afin qu’ils fassent plus attention à leurs actions. Cela pourrait empêcher beaucoup de souffrances inutiles du gibier et d’autres animaux de chasse et aussi des soi-disant '‘amis’' des chasseurs, les chiens.
Avant de vivre en Espagne je n'avait pas conscience que tout cela se passe ici. L’histoire de Pasha est une vraie histoire et peut motiver d’autres personnes dans d’autres pays à faire quelque chose contre la chasse illégale, ou du moins il faut que les gens sachent que cela existe. Si certains lecteurs ont des contacts médiatiques et souhaitent publier cette histoire, n’hésitez pas à me contacter. Je serais content d'écrire à nouveau à ce propos ou de parler avec des journalistes afin que la mort horrible de Pasha n'ait pas été en vain.

Colomiers. Un chien martyrisé retrouvé vivant dans un bassin de décantation

C'est un riverain, alerté par les aboiements de l'animal qui a prévenus les pompiers. Arrivés devant le n° 39 du boulevard Victor-Hugo, a  16 h 30, jeudi 7 avril, ceux-ci n'ont pu que confirmer les craintes du voisinage : un chien encore vivant était prisonnier au fond d'un bassin de décantation en ciment. Au fond du puisard profond de 4 métres, les pompiers firent une autre découverte. Le chien de berger au pelage noir ponctué d'une tache blanche sur la poitrine avait une oreille sectionnée et sa cuisse gauche fracturée avait les chairs en charpie. Transporté chez le vétérinaire par les agents de la SAGPA, la societé chargée du service de la fourriére municipale, le chien a été immediatement euthanasié.  Il n'avait pas d'autres blessures sur le corps et la coupure de son oreille etait cicatrisée. Mais c'est la premiére fois que l'on m'amenait un chien dans un tel état », precisait hier le vétérinaire. Pour Anne Sanchez, la directrice de l'antenne toulousaine de la SPA, qui va déposer plainte auprés du commissariat de Colomiers, le chien pourrait avoir ete victime de sévices. L'état de son arriére-train a vif et atrocement meurtri pourrait également étre la conséquence d'un accident de la circulation. Mais quelle que soit l'origine de la blessure rien ne permet d'expliquer comment l'animal s'est retrouvé prisonnier au fond d'un bac de décantation gorgé de boue et d'eau usée. 

Le tribunal de Pau rend justice à un chien martyrisé

Le ministère public demandait une peine de prison avec sursis de cinq à six mois et l'interdiction de possèder un animal domestique à l'avenir. Le tribunal de grande instance de Pau a finalement décidé, mardi soir, de condamner l'ancien maître de Victor à une simple amende de 500 € avec sursis pour les mauvais traitements infligés à son chien.

Le jeune homme de 29 ans, domicilié à Mauléon, se voit effectivement retirer le droit à la possession d'un animal de compagnie. Et devra, en outre, verser des dommages et intérêts à la SPA (locale et nationale) ainsi qu'à la Fondation Brigitte Bardot. Des structures emblématiques de la défense de la cause animale qui se sont portées parties civiles dans cette triste affaire.

Les faits remontent au 21 avril dernier, en Soule. Ce jour-là, Victor - qui s'appelle alors Rox - est trouvé gisant sur le bitume, en plein centre de Mauléon. À 6 ans, le haut labrador de six ans, croisé de patou des Pyrénées, devrait faire 40 bons kilos. Il n'en pèse plus que 19. Et son pelage terne ne peut masquer le fragile squelette d'un animal famélique à bout de forces.

La police municipale, puis la brigade locale de gendarmerie, mène donc l'enquête. Avec succès. Très vite, un témoin désigne un appartement du bourg.

Privations de nourriture

Le propriétaire, un jeune homme à la santé précaire, mal sorti d'un divorce, chômeur, est identifié. Il avoue. Depuis trois mois, le chien souffrait de privations de nourriture et ne sortait pratiquement plus, même pour les besoins. Mais pire, dans un accès de colère, son maître avait fini par le jeter par la fenêtre. C'était le 21 avril. Croyait-il vraiment que son compagnon de misère était mort comme il l'a d'abord prétendu ?

Le tribunal n'a pas eu l'occasion de lui poser la question, hier. Le Mauléonnais, dont la cruauté a suscité un vif émoi bien au-delà de la Soule - une pétition a réuni plus de 16 000 signatures sur Internet -, n'a pas jugé bon de se présenter devant ses juges, ni de se faire représenter. Une faute inexcusable de plus, aux yeux du ministère public comme des parties civiles. Me Tucoo Chalat, pour la SPA du Béarn y voit un « signe de lâcheté » de trop. « Ce chien, c'était un exécutoire ! Plutôt que d'aller voir un psychiatre, on lance son chien par la fenêtre ! Un animal sans défense ! Et puis, on part à la pêche comme si de rien n'était…»

Et d'en conclure, indigné, qu'«il y a des animaux qui font preuve de plus d'humanité que certains humains». Me Leverbe, représentant 30 millions d'amis et la Confédération des SPA, puis Me Spiteri pour la Fondation Brigitte Bardot enfonceront ensuite le clou en invitant le tribunal à se montrer ferme, dans un souci pédagogique. Le jugement a pu les surprendre, mardi soir.

«Il y a des animaux qui font preuve de plus d'humanité que certains humains»

Des plaidoiries, Victor n'a naturellement rien entendu. Mais sur les marches du palais de justice, celle qui veille désormais sur lui, Marianne Mondon, assure qu'il peut se passer de pareille « thérapie ». « Quand il entend une voix d'homme un peu forte, il a encore tendance à se coucher à terre. Mais il n'est pas vraiment traumatisé. C'est un chien très gentil, très sociable. On me dit souvent qu'il a « une bonne tête » ! »

Victor le labrador martyrisé a retrouvé une allure athlétique et son poids de forme, avec 37 kg. Beaucoup mieux nourri, son pelage a viré du blanc pâle à un beige doré. Il est méconnaissable. Seul son nom, n'a pas changé. «Victor, c'est le nom que ceux qui l'ont trouvé dans la rue lui ont donné. Je l'ai gardé, explique Marianne Mondon, gendarme à Mauléon, parce qu'il lui va bien. »