dimanche 3 février 2013

Hérault Une chienne retrouvée mardi à l’agonie dans un sac-poubelle

Une chienne ayant subi d’atroces mutilations a été découverte mardi dernier, vivante mais à l’agonie, dans un sac-poubelle qui avait été jeté dans une benne de la décharge publique de Cers.
Soixante-dix plombs de chasse dans le corps
Soixante-dix plombs de chasse ont été retirés du corps de la pauvre bête par le vétérinaire qui l’a opérée. La chienne, de type épagneul breton, a reçu plusieurs décharges, dont une à bout portant au niveau du cou qui a perforé la jugulaire.
"Trouvant que cette chienne ne mourrait pas assez rapidement, son bourreau s’est acharné à coups de crosse ou de bottes sur sa tête et son corps. Il a ainsi provoqué des plaies et d’énormes ecchymoses. Pensant avoir achevé son “travail”, il l’a enfermée dans un sac-poubelle et jetée parmi les ordures", a insisté la représentante de l’association du comité de soutien à la cause, Michèle Perlini.
Ni vu, ni connu
Ni vu, ni connu, l’animal aurait dû être broyé ou incinérée avec l’ensemble des autres déchets. "Malgré les 70 plombs retrouvés dans le corps de cette pauvre chienne et sans compter le nombre de coups qu’elle a reçus, cette bête respirait encore quand elle a été découverte par un jeune homme." Ce dernier aurait entendu les très faibles gémissements provenant de ce sac. Il a eu alors la curiosité de l’ouvrir quand il a découvert cet horrible spectacle. Sans hésiter, il l’a transportée dans une clinique vétérinaire pour essayer de la sauver.
"Elle est tirée d'affaire"
C’est le docteur Lætitia Tournier de Portiragnes qui s’est chargée de soigner l’animal. "Nous lui faisons des soins trois fois par jour, a expliqué la praticienne. Elle mange bien et est tirée d’affaire. Le jeune homme qui l’a trouvée se propose de la garder chez lui, le temps qu’on lui trouve une famille. En revanche, pour le moment, elle a peur des hommes."
L’animal, âgé de huit ans, est tatoué. Retrouver son propriétaire devrait être une formalité. Cela permettra peut-être d’avoir une explication sur ce geste.

Un chien martyrisé, sauvé à Pâques Dernier

Easter, une petite chienne, a été laissée pour morte dans un fossé près de Repentigny la journée de Pâques. Une bonne samaritaine l'a recueilli.
REPENTIGNY - Une petite chienne a été retrouvée le dimanche de Pâques à Repentigny, victime de maltraitance, brûlée et laissée pour morte dans un fossé. Easter a été secourue par une bonne samaritaine.
Easter, une femelle, avait été laissée pour morte dans un fossé après avoir été gravement brûlée. Selon Gerdy Gouron, de l’organisme Les rescapés de Gerdy basé dans l’ouest de Montréal et qui a pris en charge l’animal, Easter était dans un état déplorable à son arrivée. «Easter était dans un bien mauvais état. Il est clair qu’elle était maltraitée depuis un bon moment. Ce n’est pas un chien qui s’est simplement perdu», affirme Mme Gouron à L’Écho de Repentigny. La petite chienne a également des problèmes de vision selon les premières constatations.
La bonne samaritaine a conduit Easter après sa découverte chez un vétérinaire de la région, qui a contacté l’organisme pour qu’il prenne la petite bête en charge. «Nous sommes responsables des soins médicaux, dans une clinique vétérinaire de Lachine, et des coûts associés. À terme, nous la placerons en adoption», explique Mme Gouron.
Geste salutaire
Elle salue par ailleurs le geste de la bonne samaritaine sans qui Easter serait morte dans son fossé. «Un grand nombre de gens ne se seraient pas impliqués et auraient passé leur chemin. Ce petit chien doit sa vie à cette bonne samaritaine qui s’est arrêtée et qui l’a conduite en sécurité vers des soins médicaux immédiats» ajoute-t-elle.
Easter est maintenant entre bonnes mains, pour le moment du moins, mais sa santé demeure précaire. «Son état de santé général est en cours d’évaluation. Elle reçoit des antibiotiques et d’autres médicaments pour traiter les infections. Nos vétérinaires vont continuer à surveiller l’évolution de sa condition», poursuit Mme Gouron.
Selon elle, Easter pourrait être issue d’un élevage, d’une usine à chiots. «Il est possible qu’un éleveur ait décidé de s’en débarrasser parce qu’elle ne convenait plus. Les usines à chiots et les éleveurs de fond de cours n’ont pas beaucoup de considérations pour leurs chiens, ce sont des machines dont les chiots sont des profits. Easter n’est qu’un des nombreux chiens dont ils se débarrassent de façon cruelle», conclut Mme Gouron.
Mardi, sa gardienne indiquait qu'Easter prenait du mieux, mais qu'elle devait porter des «vêtements» pour protéger ses brûlures lorsqu'elle sort à l'extérieur.





LES SAUVETAGES QUI PEU EXISTER

De la vie, ils ne connaissaient que la faim, le froid, la peur, la douleur : depuis le 17 décembre dernier, 149 Cockers, arrachés à un élevage sauvage de la région de Limoges, ont découvert le confort, l’affection et la satiété dans les 6 refuges de la Fondation Assistance aux Animaux, où tout est mis en œuvre pour qu’une seconde chance leur soit offerte.
De pitoyables victimes, à la merci d’une femme qui vivait son rêve sans un regard pour ceux auxquels elle n’apportait que le malheur. A 57 ans, Liliane X avait une passion maladive pour les Cockers. Elle voulait en posséder de tous les types existants : anglais, noirs ou dorés, américains à longues franges, dans toutes les couleurs, voire dans toutes les nuances. C’est ainsi qu’au fil d’années de reproduction jamais maîtrisée, elle s’est retrouvée à la tête d’un cheptel de 149 chiens, dont elle était bien incapable de s’occuper, mais dont elle n’a jamais voulus se séparer. Ses Cockers étaient sans doute des bibelots vivants qu’elle collectionnait sans les entretenir. Au lieu-dit Le Genévrier, près de Peyrat-le-Château, c’est un mouroir que dirigeait Liliane X.
Les voisins s’étaient plaints : des chiens hagards, affamés et d’une saleté indicible envahissaient parfois leurs jardins, éventraient leurs sacs poubelles, pénétraient chez eux avalant toute la nourriture qu’ils pouvaient trouver. On entendait des aboiements et des gémissements continuels s’échappant de « l’élevage ». Il régnait aux abords du terrain où étaient parqués les chiens une odeur pestilentielle qui ne semblait pas déranger la propriétaire. Et depuis deux ans, la Direction de la cohésion sociale et de la protection des personnes avait l’œil sur Liliane X. On lui avait demandé de mettre son établissement aux normes. Promesses jamais tenues de l’intéressée. On lui avait conseillé de ne garder que 9 chiens, soit le maximum qu’un simple particulier puisse posséder chez lui. Mais pour elle, pas question de se séparer de l’un ou l’autre de ses trophées. Enfin ce 17 décembre, l’ordre du Préfet tombe, le feu vert pour ouvrir les cages et récupérer les animaux martyrisés du Genévrier.

Dix heures d’intervention

Animaliers, soigneurs et bénévoles, ils sont venus de tous les refuges de la Fondation, en camion, pour prendre en charge les Cockers. Et d’expérience, ils s’attendaient au pire. Pourtant, quand ils ont pénétré dans la propriété, le cœur leur a manqué. Dans une carcasse de voiture, 14 chiens sont entassés, se poussant en permanence pour obtenir une place sur la banquette défoncée et souillée au-delà du possible. Il y a là 6 ou 7 autres épaves, également « habitées ». Dans des caravanes hors d’âge et d’usage, toute une population de chiens squelettiques, couverts d’excréments, de gale et de teigne se disputent une gamelle d’eau croupie, quelques croquettes moisies. Dans un chalet de 12 m2, pas moins de 20 Cockers cohabitent sans lumière et bien entendu sans hygiène. Et partout dans le plus petit espace, des cages contenant des prisonniers de plusieurs semaines, plusieurs mois. La pauvre Princesse, enfermée depuis sa mise-bas, veille comme elle peut sur ses trois petits qui ont déjà deux mois. Les enquêteurs de la Fondation recueillent des chiens aux yeux crevés, aux pattes cassées. Certains sont vieux, d’autres ne sont que des chiots : les vétérinaires qui les examinent estiment qu’ils ont de 5 mois à 10 ans. Tous sont affamés, déshydratés, atteints de conjonctivite ou d’ulcères. Mais étonnamment, aucun ne montre d’agressivité. Comme s’ils s’en remettaient, avec le peu de confiance en l’homme qui leur reste, à ces inconnus venus bouleverser leur existence pitoyable.
Il ne faut pas moins de dix heures d’intervention pour soustraire les 149 chiens à leur calvaire. A la Fondation Assistance aux Animaux, c’est un véritable plan de bataille qui est mis en œuvre. Selon la gravité de chaque cas, des groupes sont constitués : 22 chiennes sont dirigés sur le refuge de Toulon, 15 vers Brignoles, 17 à Pont Saint Esprit. Carros accueille 45 rescapés, dont une majorité de chiots et Villevaudé, 44, dont les plus physiquement atteints. Enfin, il est décidé d’envoyer les 6 plus âgés à la maison de retraite du Gard pour qu’ils y vivent heureux jusqu’à la fin de leurs jours. Chacun se hâte à sa tâche, conscient que chaque minute compte, et que tout doit se faire dans la douceur. Sur place, on nourrit, on abreuve, en évitant de provoquer des bagarres, en ne cédant pas à la tentation de laisser manger à satiété des animaux privés de tout depuis si longtemps : leur pauvre estomac ne le supporterait pas. On distribue les caresses, on essuie les chiens crottés, on soigne les urgences et on dispatche les rescapés. Enfin les camions démarrent vers des cieux plus cléments.

L’existence normale d’un chien ordinaire

Cent quarante neuf chiens d’un coup à la veille de Noël : c’est un énorme contingent dans une période où les abandons sont toujours nombreux. Pourtant dans les refuges, on s’organise, on trouve des solutions, même si elles ne peuvent être que temporaires. Chacun trouve une affectation et tout de suite, le travail de resocialisation commence. Les chiens sont nourris trois fois par jour, par petites quantités. A leur arrivée, ils auraient mangé leur assiette avec leur repas, tant ils ont été privés de nourriture dans leur élevage. Peu à peu, ils comprennent que les repas sont servis à heure fixe, qu’ils ne seront pas oubliés pendant des jours : ils apprennent l’existence normale d’un chien ordinaire.
On les lave, on les toilette, on coupe les poils inextricablement emmêlés, en un mot on les rend propres et on leur rend l’apparence de leur race. Les vétérinaires ont, dès leur arrivée dans les refuges, donné des consignes au cas par cas. Les traitements sont appliqués, les quarantaines observées et très vite, le mieux se fait sentir : les chiens reprennent du poids et des forces, les maladies de peau cèdent du terrain, les ulcères se referment et les conjonctivites régressent. Stérilisations, tatouages et vaccinations commencent, au fur et à mesure que la santé des chiens le permet. Certains chiens apprennent à marcher en laisse. Pour les rescapés de Limoges, chacun trouve un moment supplémentaire, une caresse de plus, une gourmandise en sus.

Aidez-les !





Pour mener à bien leur sauvetage, les refuges ont besoin d’aide : appel est lancé pour récupérer des couvertures, des coussins, des joujoux, des croquettes, des couffins. Par ailleurs les dons financiers qui parviennent à la Fondation Assistance aux Animaux sont évidemment bienvenus : car les chiens ne sont pas adoptables tout de suite et certains ont besoin d’un suivi à moyen terme avant de pouvoir briguer une nouvelle famille. Ceux qui sont émus par l’extravagante épopée des Cockers de Limoges peuvent aussi postuler pour devenir famille d’accueil d’un rescapé ou le parrainer. Toutes les aides sont bienvenues pour assurer à ces chiens arrachés à l’enfer un avenir décent. Quand ils auront repris confiance, que leurs maux physiques auront été endigués définitivement, qu’ils sauront à nouveau comment se comporter dans une famille, ils auront besoin qu’on leur offre un foyer où ils sauront aimer et être aimés, oubliant leur calvaire passé. C’est une affaire de patience et d’amour.

France : un homme sauvé par son chien après un malaise cardiaque

Victime d'un malaise cardiaque au cours d'une promenade, un homme qui habite près de Sarrebourg, dans le département de la Moselle, a été sauvé par sa chienne extraordinaire âgée de 12 ans, a rapporté samedi le journal le Républicain lorrain.
Cette femelle berger allemand, Roxane, qui a sauvé son maître grâce à un réflexe peu banal, est devenue ces derniers jours la star de son village, une célébrité.
Selon le journal, comme tous les jours, Dédé, âgé de 58 ans, et son chien partent de leur maison pour la promenade habituelle dans la forêt. Au bout de quelques instants, l'homme vacille et s'assoit dans la neige qui tombe en abondance. Il perd tout d'un coup connaissance et s'effondre.
La chienne a alors joué un rôle crucial ne perdant pas une minute. "Elle a aussitôt couru vers le village pour trouver de l'aide", a raconté Yolande, l'épouse de Dédé.
"Le chien a tourné autour de nous en aboyant, en pleurant, en regardant en direction de la forêt," a expliqué l'un des villageois. On a immédiatement suivi le chemin indiqué par le chien, pour tomber rapidement sur l'homme "inconscient, recroquevillé sur lui-même, le pouls presque éteint, à la température descendue à 32°C".
Des secouristes médicaux sont également arrivés sur place. Après quelques heures passées à l'hôpital, selon la source, Dédé a retrouvé son domicile.

Lourdes. Violence sur des chats : l'un martyrisé, l'autre disparu

Karine est en colère, son chat a été martyrisé. Sa colonne vertébrale est brisée. Demain, il sera euthanasié. Quant à son petit chat «Cannabis», il a disparu. Qui s'en prend aux animaux ?
Le lendemain de la Fête nationale, les deux chats castrés de Karine gambadent dans le jardin familial. Peu enclins à la vadrouille et autre chasse, les deux compères ont l'habitude de rester ensemble sans autre curiosité que celle de rester autour des portes. Mais quelle surprise pour la maîtresse que de voir «Pétunia», l'animal le plus âgé, regagner le domicile en rampant et en miaulant de douleur. Le vétérinaire décèle vite l'indescriptible : une fracture de la colonne vertébrale provoquée par un coup violent et sec. «Peut-être un coup de barre», se désole Karine, en tout cas «un coup délibéré». «Pétunia» est à ce jour toujours chez le vétérinaire, gravement diminué, à tel point que l'euthanasie semble la seule issue pour abréger ses souffrances. Pendant toutes ces attentions portées à l'un, «Cannabis», le petit chat, aurait dû rentrer mais point d'animal. Karine est très en colère. Qui s'en prend ainsi aux animaux ? «Qu'on n'aime pas les chats, je l'entends, mais qu'on soit cruel, je le refuse». Les voisins de Karine, dans le petit quartier calme, sont eux aussi dans l'incompréhension, tous chérissent un animal de compagnie, ils craignent maintenant pour leur vie. «Heureusement qu'une grande solidarité joue dans le quartier, se console Karine toutes ces personnes âgées appellent «Cannabis».» Sans succès. «Ma question est de savoir qui, autour de moi, est capable d'un tel geste ? J'appelle tous ceux qui auraient eu à subir cette violence à la dénoncer au commissariat comme je viens de le faire. Il faut faire cesser ces actes barbares.» Autour d'elle, Karine raconte sa mésaventure, les langues se délient : «J'apprends que d'autres cas de cruauté existent à ce jour dans la cité mariale». Karine et son fils ont fait leur deuil du petit chat et pleurent la santé défaillante du plus âgé.

Un chien retrouvé mort de faim et de soif dans appartement

Sa maîtresse l'aurait abandonné dans son ancien appartement. Une enquête est ouverte.

« Une odeur pestilentielle se dégageait du palier de l'appartement du dessous. Ne sachant que faire, on a alerté les pompiers, dimanche. Quand ils ont ouvert la porte, c'était immonde : des excréments jonchaient le sol de l'appartement. Au milieu du salon, gisait un chien, visiblement mort de faim et de soif », raconte Nathalie, la compagne d'un habitant du 18, rue Émile-Garet, un immeuble très délabré situé en plein cœur du quartier du Triangle, dans le centre-ville de Pau.

L'animal, un jeune staff blanc et noir, aurait été abandonné là par sa maîtresse, une femme d'une quarantaine d'années qui a déménagé dans le courant de l'été pour s'installer chez son compagnon, dans une commune de l'agglomération de Pau. « Elle nous avait dit qu'elle l'avait confié à des amis, à la campagne. En fait, il est resté seul pendant des mois. Il a dû agoniser », poursuit Nathalie, qui culpabilise de ne pas avoir agi plus tôt.

« Mon ami l'a entendu aboyer ; mais c'était toujours le cas quand il vivait avec sa maîtresse qui repassait de temps en temps dans le coin. Il ne s'est donc pas inquiété », poursuit la mère au foyer. Elle a alerté l'association de défense des animaux Animal Cross, qui a souhaité porter plainte, hier, pour acte de cruauté sur un animal. « Il m'a été répondu qu'il était encore trop tôt pour cela », indique son vice-président.

Une enquête a néanmoins été ouverte au commissariat de Pau.

Agen. "Obélix", chien martyr mort sous les coups de son maître

« Il dort. » Lorsque la bénévole de la SPA, prévenue par des voisins, arrive ce dimanche-là au domicile de ce septuagénaire, avenue Jean-Jaurès, non loin du Floréal, à Agen, ce dernier assure qu' «Obélix », son chien de race West Highland White Terrier, fait la sieste sur le canapé. La bénévole en question a tôt fait de constater qu'en fait de sieste, le Westie dort définitivement.
Retour en arrière. Il est environ 16 h 30 en ce dimanche de Pâques, 24 avril dernier. Michel E., 72 ans, promène le chien de son gendre, dont il a la garde depuis maintenant 2 ans. « Obélix », petit terrier dodu et avancé en âge, a du mal à avancer. Son propriétaire reconnaît lui avoir mis une ou deux tapes, pour le faire avancer. Les témoignages recueillis ce dimanche-là ou auprès de riverains habitués à voir le maître et son chien, sont bien plus accablants. Accablantes aussi les photos de l'abdomen meurtri de l'animal : « Monsieur E. lui a mis des coups de pieds violents et l'a traîné ensuite par la laisse », raconte une dame. « Il le traînait tellement fort que la truffe du chien râpait par terre… »
Un procès pour l'exemple
Une voisine, qui n'a pas assisté à la scène du sinistre dimanche, rapportait-elle, hier soir : « Quand j'ai appris qu'il l'avait tué, ça m'a bien sûr choqué et peiné mais cela ne m'a pas surprise. C'est un vieux monsieur mais il n'y allait pas mollo. Je l'ai vu à plusieurs reprises. Quand le chien, qui était petit quand même, n'avançait pas, il lui filait de grands coups de pieds, c'était vraiment très violent. Il aurait fallu lui enlever ce malheureux chien. »
Prévenue donc par une voisine qui a assisté impuissante au lynchage, la bénévole de la SPA ne peut que constater la mort d'«Obélix ». « Le propriétaire n'a pas fait de difficultés pour qu'on le prenne en charge », expliquait hier soir Christine Salane, délégué enquêteur auprès de la SPA et présidente du refuge animalier de Brax, qui a porté plainte au nom de la Société protectrice des animaux. Une plainte qui débouchera, cet après-midi à 14 heures, sur un procès devant le tribunal correctionnel d'Agen.
Michel E. est poursuivi pour actes de cruauté envers les animaux et encourt à ce titre jusqu'à deux ans de prison. « Je sais bien que malheureusement ça ne changera rien, mais je me suis portée partie civile pour l'exemple », justifiait hier encore Christine Salane, satisfaite tout de même que la plainte n'ait pas été classée, « comme cela arrive souvent ».
Et de conclure : « C'est inconcevable pour moi qu'on puisse en arriver à tuer son chien à coups de pieds. Même si ce monsieur est malade et âgé, on ne peut pas laisser martyriser un animal sans défense. »

« Difficile d'apporter la preuve »
Pour Christine Salane, délégué enquêteur de la SPA, le plus difficile dans les cas de maltraitance sur animaux est d'apporter la preuve de celle-ci. « Il est très rare qu'on ait des témoignages directs. Et même dans ces cas-là, ce n'est pas évident. Pour «Obélix» (lire ci-dessus), non seulement on a des témoignages directs mais aussi des photos des coups et des hématomes sur ses flancs et son abdomen. Heureusement, dans la plupart des cas qui nous sont signalés, on arrive à une solution à l'amiable avant qu'il ne soit trop tard. » Hier soir encore, Christine Salane était appelée pour un cas de maltraitance : « Un maître qui frappe son chien… »

Maltraitance - Chats martyrisés : la Fondation finance la totalité des soins

Recueillis par une petite association du Val-de-Marne, une trentaine de félins affamés et maltraités par leur propriétaire sont placés sous étroite surveillance vétérinaire. La Fondation 30 Millions d’Amis a décidé de prendre en charge tous les frais engagés pour leur porter secours.
26 chats reclus dans un pavillon entièrement muré de Rosny-sous-Bois (93) ont pu être libérés. Affamés, ils vivaient sur un tapis de déjections et de vomissures. Le propriétaire, un quadragénaire sans emploi, n’aurait pas hésité à les battre, parfois à les tuer de ses propres mains, lorsqu’il était mécontent. Certains ont été retrouvés la colonne vertébrale brisée. Faméliques, les survivants ont même dévoré le cadavre de leurs congénères.
Alertée par des voisins, l’association « Serrons-nous la patte », basée à L'Haÿ-les-Roses (94), a négocié des heures durant, avec le marginal. Celui-ci, menacé par un avis d’expulsion, a fini par céder et confié temporairement la garde des félins à cette structure spécialisée dans la protection des chats.
7 années de calvaire
Malades, couverts de parasites, les félins sont traumatisés par des années de privations et de maltraitances. Jessica Azoulai, présidente de l’association « Serrons-nous la patte », témoigne : « Ils vivaient dans le noir complet depuis 7 ans. Les plus jeunes, qui ont six mois, ont la taille de chatons de 3 mois à cause de la malnutrition et des maladies. » Dans cette grande maison, où toutes les ouvertures ont été bouchées, les animaux livrés à eux-mêmes vivaient dans un véritable état de prostration. Ils souffrent du coryza et de diverses infections.
Les 26 chats, dont le nombre va augmenter du fait de deux prochaines portées prévues pour cet automne, sont actuellement en quarantaine dans des familles d’accueil. S’ils sont à présent nourris et soignés, les vétérinaires demeurent néanmoins encore réservés sur leur pronostic vital. « Certains animaux ont perdu le goût de vivre, rapporte Jessica Azoulai, qui en a elle-même recueilli dix. Ils ne jouent plus, ils s’alimentent à peine ; ils survivent. »

Chiens maltraités : pas de procès en appel pour la perpignanaise

C'est hier à Montpellier que devait se juger en appel l'affaire de maltraitance envers 42 chiens et une quinzaine de chats, retrouvés en très mauvaise santé en novembre 2009 dans un mas de l'avenue Julien-Panchot à Perpignan.
En septembre 2010, le tribunal de proximité de Perpignan avait condamné la propriétaire du mas à payer 8 000 € de dommages et intérêts aux associations qui s'étaient constitué parties civiles, (SPA et Fondation Brigitte Bardot) et une amende de 50 € pour chaque animal maltraité. La Perpignanaise ainsi condamnée avait annoncé son intention de faire appel, et la date du 13 février avait été arrêtée. Or hier, la SPA du Polygone Nord qui s'apprêtait à se déplacer jusqu'à Montpellier a fait savoir que cette personne avait renoncé à son appel.
"Nous sommes forcément un peu déçus, car nous aurions aimé qu'en appel, elle soit condamnée à une interdiction de détenir des animaux, ce qui n'avait pas été fait en première instance. Mais ce qui importe c'est qu'elle a été condamnée", faisait savoir la SPA par la voix de sa représentante, Sylvie Charles.