dimanche 3 février 2013

Maltraitance - Chats martyrisés : la Fondation finance la totalité des soins

Recueillis par une petite association du Val-de-Marne, une trentaine de félins affamés et maltraités par leur propriétaire sont placés sous étroite surveillance vétérinaire. La Fondation 30 Millions d’Amis a décidé de prendre en charge tous les frais engagés pour leur porter secours.
26 chats reclus dans un pavillon entièrement muré de Rosny-sous-Bois (93) ont pu être libérés. Affamés, ils vivaient sur un tapis de déjections et de vomissures. Le propriétaire, un quadragénaire sans emploi, n’aurait pas hésité à les battre, parfois à les tuer de ses propres mains, lorsqu’il était mécontent. Certains ont été retrouvés la colonne vertébrale brisée. Faméliques, les survivants ont même dévoré le cadavre de leurs congénères.
Alertée par des voisins, l’association « Serrons-nous la patte », basée à L'Haÿ-les-Roses (94), a négocié des heures durant, avec le marginal. Celui-ci, menacé par un avis d’expulsion, a fini par céder et confié temporairement la garde des félins à cette structure spécialisée dans la protection des chats.
7 années de calvaire
Malades, couverts de parasites, les félins sont traumatisés par des années de privations et de maltraitances. Jessica Azoulai, présidente de l’association « Serrons-nous la patte », témoigne : « Ils vivaient dans le noir complet depuis 7 ans. Les plus jeunes, qui ont six mois, ont la taille de chatons de 3 mois à cause de la malnutrition et des maladies. » Dans cette grande maison, où toutes les ouvertures ont été bouchées, les animaux livrés à eux-mêmes vivaient dans un véritable état de prostration. Ils souffrent du coryza et de diverses infections.
Les 26 chats, dont le nombre va augmenter du fait de deux prochaines portées prévues pour cet automne, sont actuellement en quarantaine dans des familles d’accueil. S’ils sont à présent nourris et soignés, les vétérinaires demeurent néanmoins encore réservés sur leur pronostic vital. « Certains animaux ont perdu le goût de vivre, rapporte Jessica Azoulai, qui en a elle-même recueilli dix. Ils ne jouent plus, ils s’alimentent à peine ; ils survivent. »

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